Une famille de huppes au cœur du Parc Condorcet

Par Gilles Ronchin

Les huppes nous donnent rendez-vous lors de leur transit à chaque fin d’été au cœur de notre Parc. Elles y séjournent le temps d’un bivouac reconstituant, avant de reprendre leur périple migratoire vers les contrées plus au Sud jusqu’en Afrique pour leur hivernage.

 

Les huppes, "capturées" dans l'objectif de Jean-Christophe Ballon

Ce sont des oiseaux remarquables et familiers au plumage chamarré, coiffés d’une huppe et armés d’un bec effilé et puissant, particulièrement adapté à des explorations profondes du milieu terrestre sauvage.

 

C’est lors de cette activité de recherche de nourriture que notre reporter Christophe, attentif à tout ce qui touche à la vie sauvage dans notre Parc, a pu dénombrer 6 huppes et saisir dans son objectif l’une d’elle en gros plan ci-contre.

 

Depuis quelques jours les pupus* ont repris leur chemin et laissé derrière elles, jusqu’au printemps, les locataires à l’année que sont les palombes, les merles, les mésanges, les pies, les roitelets … qui continuent de profiter des abris naturels au cœur des bosquets garnissant les buttes, animant les branches des pins alentours comme autant de terrains de jeux et de nurseries. Tout autant de trésors à préserver. Si un renard traversait un jour le Parc à la tombée de la nuit, il ne manquerait pas de murmurer, de nouveau, à l’oreille du Petit Prince : « tu es responsable de ta rose ».

Responsable … Voilà une recommandation particulièrement précieuse et actuelle pour la sauvegarde de notre Parc.

 

 

* Pupu : nom vernaculaire utilisé en Poitou-Charentes transcrivant ainsi l'onomatopée « houp, poup, poup ! » qui est le chant de base de la huppe fasciée.